EGOISTES

Premier volet de TRIPTYQUE / Création 2007

Tel un cheval prisonnier de son manège, Gianni Joseph réduit l'espace à celui d'un intime cercle propre à chaque interprète, se jouant d’une forme de jeu de cache-cache et d'oubli. Il questionne physiquement l'immobilité, l’espace, le temps face à la fulgurance de l’être.

 

 

Le temps, l’attente, la latence.

Le cercle devient territoire égoïste et protégé, tournant et vrillant sur lui-même, enfermant radicalement l’individu dans sa propre sphère.

Il rappelle autant le cocon maternel qu’une arène sauvage aux sempiternelles embûches.

 

 

Marches et démarches se mélangent, dans un monde isolé et

délimité par la lumière, unique compagne et témoin de Chronos.

Le corps est porté en mémoire, en un lieu pour l'oublier, le confondre et décrire ce cercle périlleux de l'interrogation et du doute.

Un corps ayant peur de l’inconnu, peur de l’autre.

 

 

Pour certains, la vie est interminable, et ce qui est interminable n’a plus de sens.

Comment trouver le temps de vivre?

Pour d’autres, la vie est terminée d’avance. Elle a pris fin avant de commencer. Elle se déroule sur une sorte de bande abstraite, à l’exclusion de toute dimension temporelle.

Certaines vies font ainsi le sacrifice de leur fin, et perdent

jusqu’au souvenir de leur origine.

 

Jean Baudrillard

Cool mémories 1

Durée : 15 ou 30 minutes.

Chorégraphie: 

Gianni Joseph, pour un à six interprètes.

 

Interprétée par: 

Stéphanie Pignon, Anne-Charlotte Couillaud, Clémentine Maubon, Steven Berg, Vincent Huet, Gianni Joseph.

 

Création Lumières: 

Erwan Tassel

 

Créateur et Régisseur son: 

Nicolas Guindé

 

Costumes: 

Michelle Amet

Production Cie Gianni Joseph – Association Cows Lick avec l’aide du Ministère

de la Culture et de la Communication / DRAC Pays de la Loire, du Conseil Régional

des Pays de la Loire,de l’ADDIM de l’Yonne (89), de la Ville des Sables d’Olonne (85).

En collaboration avec le CAC du Béon (89), de la Ville de Sens (89),de l’Espace Culturel et de Congrès « La Gare » et la Ville de Fontenay-le-Comte (85), de la Ville de Couëron (44), du Théâtre de Bressuire (79), du Comité d’Expansion du Haut Anjou Segréen (49) et de la Ville de Segré (49), avec le soutien du Conseil Général du Maine et Loire (49), de la Ville de Sens (89), du THV de St Barthélémy d’Anjou (49), du festival des Mouvementés Mimizan (40), de l’ADDM 49 et de Musique et Danse en Bourgogne (21).

LA PRESSE

« Comme une seconde peau », de longs impers en cuir, surgissent dans des cercles de lumières. Les mouvements gomment les sexes des corps à demi dénudés, mais pas les identités, si  “trompeuses” : « Ces personnages sont en quête d’amour mais n’y arrivent pas, essaient de trouver des failles, se croisent mais ne se voient pas. Jusqu’au cataclysme». Fabien Leduc, KLibre -  février 07

 

 « Triptyque : l’amour et la mort au corps à corps. (…)

Dans la pénombre hantée de bruits de fond et de bribes musicales éclectiques, des portes s’entrebâillent sur des nudités secrètes (…): au petit théâtre des marionnettes humaines, vont apparaître la prostituée dont le corps avoue les déchéances, la femme dont la chair devient viande sur une table qui pourrait se muer en table de dissection, des couples incertains, épris ou vindicatifs (…). Les six danseurs, dont le chorégraphe et scénographe Gianni Joseph, ont offert au public un spectacle d’une force incroyable, une performance qui leur a valu un triomphe mérité. »

Ouest France - avril 07

 

« Cette pièce marque sans aucun doute une étape dans la maturité artistique de Gianni Joseph…il scénarise plus qu’il ne chorégraphie. Avec lui les danseurs sont des personnages et la scène un plateau de tournage… le story-board de Triptyque est parachevé, avec une remarquable justesse…. Sa sensibilité à fleur de peau transpire dans chacun des mouvements qu’il découpe en scène, lorsqu’il ne le surligne pas par un ralenti qui prend aux tripes. »

Le Courrier de l’Ouest – avril 07

 

Triptyque : l’amour et la mort au corps à corps

 

Pour la dernière soirée au THV du festival Danse 3, la compagnie Gianni Joseph a entraîné le public fasciné, dans un monde crépusculaire où deux hommes et deux femmes répètent inlassablement le cérémonial sensuel et mortifère des amours impossibles. Un cérémonial hors de l’espace et du temps qui préfère à la posture convenue de la séduction, les frénésies d’une danse de la cruauté et le vernis noir et rouge de l’érotisme. Dans la pénombre hantée de bruits de fond et de bribes musicales éclectiques, des portes s’entrebâillent sur des nudités secrètes, se referment sur des couples furtifs. Mais le dévoilement des passions inavouables va bientôt s’afficher dans une lumière spectrale : au petit théâtre des marionnettes humaines, vont apparaitre la prostituée dont le corps avoue les déchéances, la femme dont la chair devient viande sur une table qui pourrait se muer en table de dissection, des couples incertains, épris ou vindicatifs…Dans ce monde là, la violence étouffe les élans de tendresse, femme ou homme peuvent être réduits à l’état d’objet que d’autres manipulent à leur guise, l’amante peut-être la mante religieuse en proie à une furie au rythme stroboscopique, et l’amoureux voué à la crucifixion. L’humain est débarbouillé de ses fards et la sirène qui annonce la course à l’abîme retentit. Les six danseurs, dont le chorégraphe et scénographe Gianni Joseph, ont offert au public un spectacle d’une force incroyable, une performance qui leur a valu un triomphe mérité.

Ouest France  / 30.05.07

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