Fantasme cathodique

Recréation en 2011 / solo/ duo / mulitple

Inspiré librement de l'œuvre de Crepax, ce premier opus rend hommage à la bande dessinée érotique « Anita, Fantasme cathodique » créée dans les années soixante dix, pour nous parler de: Réel, irréel,"déréel"... ? On ne sait pas, on ne sait plus !

 

 

Dans cette pièce chorégraphique, l'information, la fiction et la réalité se mélangent avec arrogance et violence face à l'objet télé. L' individu devant sa télévision... Une lumière mouvante semblant éternelle l'hypnotise ...

 

 

A travers la relation à l'image et la lutte pour s'en défaire... Cette pièce évoque la cruauté quotidienne, l'exclusion, les retranchements mais aussi la délivrance et l'évasion .

Un certain regard drôle et triste sur une vision fragile de l'humanité. C'est aussi une sorte constat plus qu'un message de revendication, et un moyen direct de renvoyer le spectateur à son propre rapport à la télévision.

 

 

Chorégraphie/mise en scène: Gianni Joseph

 

Création/Interprétation:

Stéphanie Pignon / Dina khuseyn-Hennion / Valentin Taton

 

Musique:

Phonem

 

Création lumière:

Erwan Tassel

 

Création costumes:

Michelle Amet

 

Partitions Vidéos:

Patrik André

La pièce En Transparence...fantasme cathodique a été réalisé en 2007 en coproduction avec « Le Grand R » scène nationale de la Roche/Yon (85), la ville de Fontenay-le-Comte (85),le Conseil Régional des Pays de la Loire et la DRAC des Pays de la Loire, ainsi qu'avec le soutien du CNDC d'Angers (49), Grand prix Synodales 2002 au festival de Sens (89). Avec le soutien des Boîtes à culture de Bouchemaine (49) et du centre culturel universitaire d'Angers (49).



LA PRESSE

Déjà dans ce solo du début fondu dans les stries du plateau, l'énergie flambante d'une merveilleuse interprète semble tout irradier. Par la suite cette ponctuation d'électricité dans l'air environnant les corps viendra booster les danseurs un par un. La pièce de Gianni Joseph entrecoupée de saynètes théâtralisées laisse une merveilleuse part à un mouvement surréel, comme si les interprètes étaient mus par électrolyse, l'effet de déplacement à travers la fluidité du mouvement. A cet état répond le message vidéo lancé par Patrick André. Sur l'écran sont projetées des images de régénérescence qui se modifie sempiternellement, de formes et de couleurs apaisantes. Sur ce rideau mouvant, les ombres jouent leur rôle réel et les danseurs n'y composent plus les personnages qui traversent En transparence. Ils deviennent l'énergie pure de la danse en endossant le rôle de générateurs chorégraphiques. Les petits traits d'humour et de mise en abîme du spectacle ne parviennent pas à nous divertir de ce pourquoi les danseurs sont là. Une remise de prix s'installe, un quatuor se forme, une Carmen psychotique s'anime, quand un solo surgit. Ces décalages, cette alternance nous confond tant par la présence de ses interprètes que par la générosité qu'elle donne à voir.

DANSE DANSE DANSE - Cahier critique juin 2004 - par Emérencienne Dubourg

 

 

Ce spectacle est un appel au voyage qui met le spectateur face à lui même, provoque tour à tour rire et angoisse, ne laissant personne indiffèrent.

12/03/03 Presse Océan.

 

La danse de Gianni impose au mouvement une électrisation, un dynamisme survolté qui laisse place à l'imaginaire, l'humour noir et l'émotion. Ouest France – mars 2003

Ce nouveau spectacle dénonce l'objet télé, confronte le corps et son rapport aux écrans de lumière et pose donc la question de la relation aux outils. Mouvement et ondulations des corps attirent l'œil et traduisent ces angoisses. Un spectacle moderne alliant théâtre, danse, effets de lumière et vidéo, qui met en scène des personnages perdus, entre l'attirance et la résistance à ce nouveau corps qui se présente à eux. Des ombres qui n'en finissent plus d'accélérer, de se dédoubler, de se déformer au rythme plus ou moins rapide des styles musicaux différents. Un spectacle qui doit aussi beaucoup aux images vidéo composées par Patrik André, artiste plasticien. Jeune danseur et chorégraphe, Gianni Joseph et ses danseurs ont su faire passer un message, des sentiments et du rêve avec leurs corps, seule matière du danseur.

Courrier de l'Ouest – 24 mai 2005

 

 

Corps cathodique. La Cie Gianni Joseph propose un spectacle sur les corps de l'image, et particulièrement ceux que produit la télévision, dans leur manifestations sociale et imaginaire. On y trouvera des pistes parodiques stimulantes et une recherche en chemin. Il en va ici de l'univers télévisuel et du mode d'être qu'il fabrique. Le travail alterne en effet deux types de séquences, des passages parodiques, dans la descendance directe du Tanztheater, et des moments de danse « pure », où s'exprime des réalités plus subjectives. Les séquences parodiques attaquent leur matériau sous l'angle de la danse ou du théâtre dansé. Car si nous sommes coutumiers du discours de dérision de la télévision, qu'elle produit elle-même du reste, nous le sommes moins d'une dérision du mouvement, des gestes qu'elle génère. De la façon dont le corps social, sous sa forme la plus caricaturale des corps de la télévision, nous pénètre et nous façonne. Une sémiotique du corps télévisuel des plus stimulante. Remise de prix, jeux-concours, apprentissage de tout poil : les danseurs reprennent à leur compte toutes les formes de la sélection et l'hystérie qu'elle cultive. Ils cherchent à en extraire les traits comportementaux les plus saillants. C'est un travail de clown, avec culture bande dessinée et dessin animé à l'appui, tout à fait réussi et qui mérite d'être explorée tant il est potentiellement riche et salutaire.

Théâtre On Line – 3 mars 2004



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